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    Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 218

    This page gathers the commentary on one source unit: the classic commentaries as they are printed, the sources the text cites, the sages named in it and direct links back to the text.

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    Shulchan Arukh · source analysis

    Yoreh De'ah Siman 218

    Yoreh De'ah Siman 218 is a source-text unit from the Shulchan Arukh with 6 seifim. Its reading map separates the practical rule, its conditions and the points that need comparison with the surrounding text.

    What to track

    Read each seif as a separate step. Identify the action, the condition that limits it and any distinction between cases before moving to the next seif.

    Study lens

    Look for rabbinic statements and attributed teachings, a turn toward a more precise resolution, charity, care and communal responsibility. The source text remains the primary evidence; this note offers a structured way to enter it rather than replacing close reading.

    • rabbinic statements and attributed teachings
    • a turn toward a more precise resolution
    • charity, care and communal responsibility

    A unit-by-unit map of all 6 seifim on this page: opening words, the moves the text actually makes and a link back to that exact seif.

    1. Seif 1123 words

      Opens “כיצד הולכין אחר כוונת הנודר. ובו ו'…”

    2. Seif 257 words

      Opens “מי שהעלילו עליו מפני שמכר יין לישמעאלים…”

      Named: רב ממשמעות.

    3. Seif 332 words

      Opens “היו מפצירין בו לישא בת אחותו ואמר…”

    4. Seif 447 words

      Opens “היה מפציר בחבירו שיאכל אצלו ומיאן ואמר…”

    5. Seif 544 words

      Opens “אמר לחבירו השאילני פרתך אמר ליה אינה…”

    6. Seif 647 words

      Opens “הסכמה שצוה לבטל השר מקצתה אין ההסכמה…”

    Original text

    <b>כיצד הולכין אחר כוונת הנודר. ובו ו' סעיפים:</b><br>כל הנודר או נשבע רואין דברים שבגללן נשבע או נדר ולומדים מהם לאיזה נתכוין והולכין אחר הענין ולא אחר משמעות הדיבור כיצד היה טעון משא של צמר או פשתים והזיע והיה ריחו קשה ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר או פשתים לעולם הרי זה מותר ללבוש בגדי צמר או פשתים ולהתכסות ואינו אסור אלא להפשילן לאחוריו היה לבוש בגדי צמר ונצטער בלבישתו ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר לעולם אסור ללבוש ומותר לטעון עליו ומותר להתכסות בגיזי צמר שלא נתכוין זה אלא לבגד צמר וכן כל כיוצא בזה: הגה וכל זה דוקא בנודר בינו לבין עצמו אבל בנודר לחבירו כל שלשון הנדר כולל הולכין אחריו אם לא באומדנא דמוכח (כך משמע בריב"ש ובהרמב"ן):

    Dans quels cas il faut, dans un vœu, considérer l’esprit et non la lettre Il ne faut pas juger d’un vœu ou d’un serment en prenant au pied de la lettre les mots qui ont été prononcés, mais il faut se pénétrer du sens que donnait à ces mots la pensée de celui qui les prononçait. Ainsi une personne, ployant sous un fardeau de laine ou de lin, fait le vœu, ou jure, de ne plus jamais porter de laine ou de lin; il lui sera alors interdit de se charger d’un fardeau de cette nature, mais il lui sera permis de porter un vêtement de laine ou de lin, ou de s’abriter dans une couverture. De même si, vêtue de laine, une personne se trouve gênée par ses habits et fait le serment, ou prononce le vœu, de ne plus jamais porter de laine, les vêtements de laine lui seront défendus, mais il lui sera permis de porter un fardeau de laine et même de se couvrir avec une couverture en laine. G LOSE : Il ne s’agit que d’un vœu concernant la personne même qui l’a formulé; mais si dans le vœu est impliquée en même temps une autre personne, il faut prendre ce vœu au pied de la lettre, à moins que la personne ne puisse, à l’aide de preuves sérieuses, montrer quel était le sens réel de son vœu.

    מי שהעלילו עליו מפני שמכר יין לישמעאלים ומפני כך נשבע שלא יעשה יין למכור והיה לו יין עשוי מקודם אסור למכרו: הגה דאף על פי שקאמר שלא יעשה אזלינן בתר כוונתו (ב"י בשם רשב"ץ) וכל שכן קהל שעשו תקנה כיוצא בזה שאסורין למכור אפילו מה שהיה להם קודם לכן (סברת הרב ממשמעות רשב"ץ ולא כת"ה סימן רפ"א):

    Quand une personne, faussement accusée d’avoir vendu du vin aux musulmans, jure que, si elle fabrique du vin, ce ne sera pas pour le vendre, il lui est aussi défendu de vendre le vin qu’elle aurait fabriqué avant ce serment. G LOSE : Bien que la personne ait juré de ne plus fabriquer de vin, on doit s’en rapporter à l’intention de son serment. Il faut encore plus s’en rapporter à l’intention du serment, lorsqu’il s’agit d’une communauté ayant fait vœu de ne pas vendre un certain produit; il est défendu à cette communauté de vendre la quantité de ce produit qu’elle possédait avant de formuler son vœu.

    היו מפצירין בו לישא בת אחותו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם וכן המגרש את אשתו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם הרי אלו מותרות ליהנות לו שלא נתכוון אלא לשום אישות:

    On demande à un homme d’épouser la fille de sa sœur, et il répond: «Je fais le vœu qu’elle ne profite jamais de moi»; ou bien un homme répudie sa femme et prononce cette même formule: il est alors permis à ces femmes de profiter de ce qui peut leur être donné par l’homme qui a prononcé le vœu, car l’intention de cet homme ne visait que le mariage lui-même.

    היה מפציר בחבירו שיאכל אצלו ומיאן ואמר קונם לביתך שאיני נכנס וטיפת צונן שאיני טועם מותר ליכנס לביתו ולשתות לו צונן שלא נתכוון אלא שלא יאכל וישתה עמו בסעודה זו וכן כל כיוצא בזה (מי שנדר צדקה או שאר נדר מחמת חולה ומת עיין לקמן סימן ר"כ):

    Lorsqu’une personne en invite une autre à manger chez elle et que cette dernière répond: «Je fais vœu de ne pas entrer dans ta maison, et de ne pas y goûter même à une boisson froide», il est permis à la personne invitée d’entrer dans la maison une autre fois et d’accepter une boisson froide; car on comprend que son intention était uniquement de s’interdire d’entrer et de dîner la fois où on l’invitait. G LOSE : Pour le cas d’une personne qui a fait vœu d’accomplir une bonne œuvre, ou qui a formulé tout autre vœu, parce qu’elle était gravement malade, et qui ensuite meurt, voir § 220, glose de l’article 15.

    אמר לחבירו השאילני פרתך אמר ליה אינה פנויה אמר קונם שאיני חורש בה לעולם אם היה דרכו לחרוש שדהו בעצמו הוא אסור לחרוש באותו פרה אבל אחרים מותרין לחרוש לו בה ואם אין דרכו לחרוש בעצמו אלא אריסין חורשין לו הוא וכל אדם אסורין:

    Un cultivateur demande au propriétaire d’une vache de la lui prêter pour labourer sa terre, celui-ci refuse en disant que la vache est employée, et le cultivateur fait alors vœu de ne plus labourer son champ avec cette vache: si ce cultivateur a l’habitude de labourer lui-même, il lui sera interdit de se servir de l’animal personnellement, mais il pourra faire labourer son champ par d’autres, qui emploieront la vache; si au contraire il a l’habitude de faire labourer sa terre par d’autres, il lui sera défendu, soit de se servir lui-même de l’animal, soit de laisser des ouvriers s’en servir pour lui.

    הסכמה שצוה לבטל השר מקצתה אין ההסכמה בטילה מפני צוויו: הגה קהל שהחרימו על א' שלא ידור עמהם ואח"כ רוצה לישב שם בחנות דנין כפי הענין שנדרו עליו אם לא כוונו רק על דירת קבע עם אשתו ובניו חנות שרי ואם לאו הכל אסור. (רמב"ן סימן רנ"ז):

    Quand une personne promet de ne pas obéir à un intendant, la promesse n’a aucune valeur, parce qu’elle ne peut annuler la décision qui a créé cet intendant. G LOSE : Lorsqu’une communauté a excommunié une personne et lui a interdit de demeurer dans son sein; si cette personne ensuite désire tenir boutique dans la communauté, il faut s’en référer aux motifs qui ont dicté l’exclusion: si l’on a seulement voulu interdire à la personne en question d’habiter dans la communauté avec femme et enfants, il sera permis à cette personne d’avoir le magasin qu’elle désire; sinon il lui faudra complètement abandonner la place.

    English translation: Rituel du judaïsme, translated by Jean de Pavly with the assistance of M. A. Neviasky. 1898 [fr] · unknown