Commentary page
Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 215
This page gathers the commentary on one source unit: the classic commentaries as they are printed, the sources the text cites, the sages named in it and direct links back to the text.
Read the full text in the readerYoreh De'ah Siman 215
Yoreh De'ah Siman 215 is a source-text unit from the Shulchan Arukh with 6 seifim. Its reading map separates the practical rule, its conditions and the points that need comparison with the surrounding text.
What to track
Read each seif as a separate step. Identify the action, the condition that limits it and any distinction between cases before moving to the next seif.
Study lens
Look for rabbinic statements and attributed teachings, a turn toward a more precise resolution, Shabbat law and sacred time. The source text remains the primary evidence; this note offers a structured way to enter it rather than replacing close reading.
- rabbinic statements and attributed teachings
- a turn toward a more precise resolution
- Shabbat law and sacred time
Continue the sequence
Parallel sources
Lessons and study tools
A unit-by-unit map of all 6 seifim on this page: opening words, the moves the text actually makes and a link back to that exact seif.
- Seif 169 words
Opens “הנדרים חלים על דבר מצוה. ובו ו'…”
- Seif 234 words
Opens “נדר להתענות זמן ידוע ואירע בו שבתות…”
- Seif 350 words
Opens “במה דברים אמורים שצריך התרה כשקבלו בלשון…”
- Seif 446 words
Opens “המקבל עליו בלשון נדר לצום בשבת ויו"ט…”
Named: רב יום.
- Seif 5124 words
Opens “הא דנדרים חלים על דבר מצוה דוקא…”
- Seif 679 words
Opens “וי"א שאם נדר מדברים האסורים כגון נבילות…”
Original text
<b>הנדרים חלים על דבר מצוה. ובו ו' סעיפים:</b><br>נדרים חלים על דבר מצוה כיצד אמר קונם סוכה שאני יושב לולב שאני נוטל אסור לישב בסוכה וליטול לולב: הגה ויש אומרים שהיו מלקין אותו על שנדר לבטל המצות ומתירין לו נדרו ומקיים המצוה (מרדכי ריש שבועות שתים בשם ר"ח) וי"א דאין מלקות בנדר שוא רק גבי שבועת שוא (מרדכי מצא בשם ראבי"ה ור"ן ורא"ש בנדרים ועב"י סימן רל"ו) וכן עיקר:
Tout vœu se rapportant à l’exécution d’un précepte de la Loi est réel Le vœu est réel lorsqu’il s’agit d’un précepte religieux. Par exemple, si une personne dit: «Je fais vœu de ne pas séjourner sous la tente de feuillage (souccah), ou: de ne pas saisir la branche de palmier (loulab)», il lui est interdit de séjourner dans la souccah, ou de saisir le loulab, pendant la fête des Tentes. G LOSE : D’aucuns disent que celui qui a fait un tel vœu est passible de la fustigation, parce qu’il s’est promis de violer un commandement. Après que le rabbin lui aura fait remise de son vœu, il pourra entrer dans la souccah et se servir du loulab. D’autres auteurs déclarent qu’on ne peut pas punir de la fustigation un vœu fait sans utilité, mais que l’on peut punir ainsi pour un faux serment. La seconde opinion a plus de poids.
נדר להתענות זמן ידוע ואירע בו שבתות וימים טובים ור"ח מתירין לו נדרו ופותחין לו בהם שאומרים לו אילו שמת על לבך שיפגעו בתוך הזמן הזה אלו הימים לא היית נודר והותר כל הנדר:
Lorsqu’une personne a fait vœu de jeûner pendant un certain laps de temps, et que ce laps de temps comprend un samedi, un jour de fête, une néoménie, le rabbin lui fera remise de son vœu, en lui donnant comme raison que, si elle avait songé aux jours précités, au moment où elle formulait son vœu, elle ne l’aurait pas formulé.
במה דברים אמורים שצריך התרה כשקבלו בלשון נדר שאמר קונם אכילת ימים כך וכך עלי אבל אם לא הוציאו אלא בלשון קבלת תענית אינו דוחה לא שבת ויו"ט וראש חודש ולא חנוכה ופורים ואינו צריך התרה ואפי' לא קבל עליו להתענות אלא בשבת ויום טוב בלבד (ועיין בא"ח סימן תי"ח):
Il n’est question ici que du cas où l’on a prononcé un vœu formel, par exemple: «Qu’il me soit interdit de manger pendant tant de jours». Mais si la personne a dit, par exemple: «Je veux jeûner un certain nombre de jours»; alors, quand viendront les samedis, jours de fête, néoménies, hanoukah ou pourîm, elle pourra manger sans permission du rabbin; car on considère ses paroles comme un serment et non comme un vœu. Et même si elle a dit: «Je veux jeûner les samedis et les jours de fête», elle ne devra pas jeûner. G LOSE : Voyez Orah Hayim, paragraphe 418.
המקבל עליו בלשון נדר לצום בשבת ויו"ט חל הנדר וכן הנודר לצום יום ראשון או ב' כל ימיו ופגע בהם יו"ט או ערב יום כפור חייב לצום ואין צריך לומר ר"ח אבל אם פגע בהם חנוכה ופורים נדרו בטל (ועיין בא"ח סי' תק"ע דלא פסק כן):
Quand une personne fait le vœu formel de jeûner le samedi et les jours de fête, son vœu doit être tenu. De même si elle fait vœu de jeûner, sa vie durant, le lundi ou le dimanche, et que ce jour vienne à être un jour de fête ou la veille du Kippour, elle doit accomplir son vœu. Il va sans dire qu’elle doit également jeûner le lundi ou le dimanche, si ce jour est la néoménie. Cependant lorsque ce jour tombe pendant la fête de Hanoukah ou à Pourîm, on ne doit pas jeûner. G LOSE : Voir Orah Hayim, § 570.
הא דנדרים חלים על דבר מצוה דוקא במצות עשה בין שיש בה עשה גרידא בין שיש עשה בקיומה ולא תעשה בביטולה ואין הפרש בזה בין איסור הבא מאליו לאיסור הבא ע"י עצמו אבל על מצות לא תעשה דעלמא אינו חל בין בביטולו בין בקיומו כיצד הרי שאמר אכילת נבילה עלי אין הנדר חל עליו והוא הדין לאיסור הבא ע"י עצמו כגון שאמר שבועה שלא אוכל ככר זה וחזר ואמר ככר זה עלי אינו חייב אלא אחת דהיינו משום בל יחל דשבועה וכן אם אמר שבועה שלא אשתה וחזר ואמר הריני נזיר ושתה אינו חייב אלא אחת דהיינו בל יחל דשבועה אבל דנזירות לא אא"כ נשאל על השבועה שאז חל הנזירות עליו והנדר חל על מי שנשבע שיישן או שישתה ואע"פ שיש בביטולו לא תעשה:
Les vœux faits au sujet d’un précepte religieux positif sont réels, que ce précepte soit toujours positif, ou bien qu’il soit positif si on lui obéit et négatif dans le cas contraire; il en est de même lorsqu’on s’est posé soi-même un précepte (non religieux) qui soit positif. Mais quand les vœux sont faits au sujet d’un précepte négatif, ces vœux sont nuls dans tous les cas. Par exemple, si une personne fait vœu de ne pas manger de tout animal qui n’a pas été abattu selon les rites (nebêlâh), le vœu est nul. Et il en est de même s’il s’agit d’un précepte négatif, qui n’est pas religieux, mais qu’a établi celui qui fait le vœu; par exemple il a juré de ne pas manger d’un pain, et ensuite il fait vœu que ce même pain lui soit défendu: le vœu est nul et, en mangeant le pain, on ne fait qu’un péché, celui de n’avoir pas tenu le serment qui avait précédé le vœu. De même, si quelqu’un jure de ne pas boire, et fait ensuite le vœu de ne pas boire de liqueur forte, il commet, en buvant, le péché de ne pas remplir son serment, et le vœu qui a suivi le serment est nul; mais s’il a obtenu une remise de son serment, le vœu devient valable. Enfin si une personne a d’abord juré de boire et de dormir, puis a fait le vœu de ne pas boire et de ne pas dormir, ce vœu sera réel, bien qu’il s’applique à un précepte négatif que s’est posé la personne en le prononçant (ne pas boire, ne pas dormir).
וי"א שאם נדר מדברים האסורים כגון נבילות וטריפות חל הנדר ואם אוכל מהם עובר בלא יחל אבל אם התפיס בהם דבר אחר אינו נתפס שאינו דעתו אלא בעיקר האיסור דהוי ליה מתפיס בדבר האסור אבל דבר שאסור מדרבנן ואסרו עליו בלשון נדר והתפיס בו דבר אחר נתפס בנדר ואסור: הגה הנודר או הנשבע שלא לאכול מצה בליל פסח אין מצה עשירה בכלל אבל אם נדר שלא לאכול מצה כל השנה אפשר דמצה עשירה בכלל. (ריב"ש מביאו ב"י ס"ס רל"ו):
D’aucuns disent que, lorsqu’une personne a fait un vœu relatif à une défense biblique, par exemple de ne pas manger d’un animal mort sans abattage rituel (nebêlâh) ou d’un animal défendu (térêfâh), elle commet, si elle en mange, le péché d’avoir violé son vœu, outre celui d’avoir mangé d’une viande défendue. Lorsqu’en faisant son vœu relatif à une défense biblique une personne a compris dans ce vœu d’autres choses, que le Pentateuque ne défend pas, le vœu n’existe que pour les défenses bibliques. Mais si elle a fait vœu de ne pas manger de certaines choses défendues par la loi traditionnelle, et a compris dans ce vœu d’autres choses qui sont permises, ces dernières sont englobées par le vœu. G LOSE : Quand un homme fait vœu ou jure de ne pas manger de pain azyme le soir de Pâque, le pain azyme aux œufs n’est pas compris dans son vœu ou son serment; mais s’il fait vœu de ne pas manger de pain azyme pendant toute l’année, il est possible que le pain azyme aux œufs soit compris dans ce vœu.
English translation: Rituel du judaïsme, translated by Jean de Pavly with the assistance of M. A. Neviasky. 1898 [fr] · unknown