Commentary page
Shulchan Arukh, Yoreh De'ah 206
This page gathers the commentary on one source unit: the classic commentaries as they are printed, the sources the text cites, the sages named in it and direct links back to the text.
Read the full text in the readerYoreh De'ah Siman 206
Yoreh De'ah Siman 206 is a source-text unit from the Shulchan Arukh with 5 seifim. Its reading map separates the practical rule, its conditions and the points that need comparison with the surrounding text.
What to track
Read each seif as a separate step. Identify the action, the condition that limits it and any distinction between cases before moving to the next seif.
Study lens
Look for rabbinic statements and attributed teachings. The source text remains the primary evidence; this note offers a structured way to enter it rather than replacing close reading.
- rabbinic statements and attributed teachings
Continue the sequence
Parallel sources
Lessons and study tools
A unit-by-unit map of all 5 seifim on this page: opening words, the moves the text actually makes and a link back to that exact seif.
Original text
<b>דיני ידות הנדרים. ובו ה' סעיפים:</b><br>ידות (פי' ידות שהתחיל לנדור ולא גמר הדבור ואעפ"כ הוא נאסר כאילו נדר כל הדיבור כאדם שאוחז ביד הכלי ועל ידי כך משתמש בכלי כאילו אחז בו בעצמו) נדרים כנדרים והוא שיהו מוכיחות קצת על הנדר כיצד האומר לחבירו מודרני ממך שאיני אוכל לך או מופרשני ממך שאיני אוכל לך או מרוחקני ממך שאיני אוכל לך אסור לאכול עמו (וי"א דאפילו אמר שאני אוכל לך באלו לשונות אסור לאכול עמו) (הר"ן בשם יש גורסין ועס"ק ב') אבל אם אומר שאיני אוכל לך לבד בלא מודרני ממך לא הוי יד ואם אמר מודרני ממך או מופרשני ממך או מרוחקני ממך ולא סיים דבריו שאיני אוכל לך במודרני ממך אסור לדבר עמו ובמופרשני ממך אסור לשאת ולתת עמו ובמרוחקני ממך אסור לעמוד בד' אמותיו:
Du vœu conjecturé et inachevé Un vœu commencé et non achevé est considéré comme un vœu, si toutefois des paroles prononcées on peut déduire qu’il y a vœu. Si, par exemple, une personne dit à une autre: «Je fais vœu de ne plus manger avec vous», ou: «je me sépare de vous, afin de ne pas manger avec vous», ou: «je m’éloigne de vous pour ne pas manger avec vous», il lui est interdit de manger avec cette autre personne. Mais quand une personne dit à une autre: «Je ne mangerai pas avec vous», sans ajouter: «J’en fais le vœu», elle n’est pas considérée comme ayant fait un vœu. Si au contraire elle dit: «Je fais un vœu vis-à-vis de vous», ou: «je me sépare de vous», ou: «je m’éloigne de vous», on admet qu’il y a eu vœu, et l’on en déduit ce qui suit: Si la personne a déclaré à son interlocuteur: «Je fais un vœu vis-à-vis de vous», elle ne devra plus lui parler; si elle a dit: «Je me sépare de vous», il ne devra plus exister aucun rapport commercial entre les deux personnes; si la déclaration a été: «Je m’éloigne de vous», la personne qui a prononcé ces mots ne devra jamais se trouver à moins de quatre coudées de l’autre personne. G LOSE : Un vœu commencé est un vœu, de même, que, lorsque nous saisissons le manche d’un ustensile, cet ustensile est considéré comme nous ayant servi. D’aucuns avancent qu’il suffit, pour interdire le repas en commun, qu’une personne ait dit à l’autre: «Si je mange avec vous...»
אמר לחבירו מודר אני לך מאכילה או מהנאה שניהם אסורים לאכול או ליהנות זה מזה אבל אם אמר מודר אני ממך מאכילה או מהנאה הוא אסור בחבירו וחבירו מותר בו:
Quand un homme dit à un autre: «Je fais à votre sujet le vœu que nous ne mangions pas ensemble, ni ne profitions l’un des biens de l’autre», le vœu pèse sur les deux personnes. Mais si l’on dit: «Je fais vœu de ne pas manger avec vous et de ne pas profiter de vos biens», le vœu ne pèse que sur celui qui l’a formulé.
אמר מנודה אני לך או משמתינא ממך אם סיים דבריו שאני אוכל לך אינו נדר ומותר בכל ואם לא סיים דבריו אסור לעמוד בד' אמותיו אבל אם אמר נדינא ממך וסיים בדבריו שאיני אוכל לך אסור לאכול עמו לא סיים דבריו שאיני אוכל לך אסור ליהנות ממנו: הגה וכבר נתבאר דיש חולקין וס"ל דכל שלא אמר שאיני אוכל לך או שאני אוכל לך לאו כלום הוא:
Si une personne dit à une autre: «Que je sois méprisée, ou: excommuniée, si je mange avec vous», le vœu est nul. Quand elle a dit seulement: «Que je sois méprisée, ou: excommuniée», et n’a pas terminé sa phrase, elle doit se tenir à quatre coudées au moins de la personne à qui elle a ainsi parlé. Enfin si elle a dit: «Que je sois éloignée de vous», s’est arrêtée, puis a achevé: «Afin que je ne mange pas avec vous», le repas en commun lui est interdit; mais si elle a dit: «Que je sois éloignée de vous», sans ajouter plus tard: «Afin que je ne mange pas avec vous», elle ne devra profiter d’aucun des biens de la personne visée. G LOSE : D’aucuns disent: du moment que la phrase est restée inachevée, on ne peut pas lui prêter force de vœu.
אמר כנדרי רשעים ככר זה עלי או שאמר כנדרי רשעים הימנו והיה ככר מונח לפניו אסור בו אבל אם אמר כנדרי כשרים עלי או כנדרי כשרים ככר זה עלי אינו כלום ואפילו אמר כנדרי כשרים ככר זה עלי קונם (פי' קונם אחד מכנויי הקרבן) אבל אם אמר כנדבת כשרים עלי או כנדבת כשרים ככר זה עלי הוי נדר:
Si un homme déclare: «Que ce pain soit pour moi tel que le vœu d’un impie», ou s’il dit, un pain étant placé devant lui: «Que le vœu d’un impie soit pour moi comme...» et n’achève pas la phrase, il y a vœu, et il ne devra pas toucher à ce pain. Mais s’il dit: «Que ce pain soit pour moi comme le vœu d’un homme vertueux», ou bien si, devant un pain, il dit: «Que les vœux des personnes vertueuses soient pour moi...» et ne termine pas sa phrase, le pain reste permis. Même s’il a dit: «Que ce pain me soit défendu comme le vœu d’un homme vertueux», le vœu est nul. Mais s’il s’exprime ainsi: «Que ce pain me soit comme est à l’homme vertueux son don volontaire», ou bien s’il dit, placé devant un pain: «Tels que sont pour l’homme vertueux ses dons volontaires...» et n’achève pas, on considère qu’il y a eu vœu.
הנודר שלא אוכל או שאוכל עמך אפילו יד לא הוי דלשון זה לשון שבועה הוא ולא לשון נדר אם לא שנדר לעשות מצוה ומיהו כיון דהאידנא מרגלא בפומייהו דאינשי למינדר בהאי לישנא אין להקל וצריך התרה כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ויש מי שאומר דנדר שאמרו בלשון שבועה ושבועה בלשון נדר מהני מדין ידות ומיהו בנזירות שהוציאו בלשון שבועה לדברי הכל אסור:
Quand une personne se promet de ne pas manger avec une autre personne, ou de manger avec elle, il n’y a là ni vœu, ni même commencement de vœu; on peut plutôt assimiler ses paroles à un commencement de serment. Cependant si une personne se promet de faire une bonne œuvre, on assimile sa promesse à un vœu. De nos jours, où de telles promesses sont courantes, il faut se montrer sévère, afin qu’on ne traite pas les vœux à la légère, et on doit exiger le recours à un rabbin. D’après un auteur, quand un homme a prononcé un vœu avec une formule de serment, ou un serment avec une formule de vœu, on considère qu’il y a commencement de vœu. Le vœu d’humilité ou d’abstinence, même prononcé sous la forme du serment, reste un vœu.
English translation: Rituel du judaïsme, translated by Jean de Pavly with the assistance of M. A. Neviasky. 1898 [fr] · unknown